Sous la République Le maître de cavalerie (magister equitum) était sous la Rome antique le chef d'état-major du Dictateur romain par qui il était nommé. Comme le dictateur, le maître de cavalerie exerce un mandat de six mois en cas de troubles graves. Il est entouté de 6 licteurs. Il s'agit d'une magistrature exceptionnelle puisque il faut que le sénat proclame l'état d'exception pour qu'elle soit exercée.
Le premier dictateur date de 501 av. J.-C., il s'agit de Titus Larcius Flavus qui nomme Spurius Cassius Vecellinus maître de cavalerie[1].
En 368 av. J.-C., Caius Licinius Stolon, tribun de la plèbe, est nommé maître de cavalerie par Publius Manlius Capitolinus en signe d'apaisement, soit 12 ans avant le premier dictateur plébéien. C'est le premier plébéien à atteindre cette charge[2].
En 356 av. J.-C., un plébéien est pour la première fois nommé dictateur, à l'indignation des patriciens, qui remirent en cause l'élection du consul plébéien prévue par les lois licinio-sextiennes[3].
Après 202 av. J.-C., cette la dictature tombe en désuétude, car Rome est désormais à l'abri de toute menace directe, et la présence permanente à Rome du préteur urbain permet qu'un magistrat doté de l'imperium assure la tenue des comices. Le Sénat se contentera de renforcer temporairement le pouvoir des consuls et la magistrature ne sera plus exercée jusqu'à la dictature de Sylla.
En 81 av. J.-C., Sylla se fit nommer dictateur selon le rituel classique mais désigna un maître de cavalerie qui n'eut aucun pouvoir.
Un des plus célèbres maître de cavalerie fut Marc Antoine, nommé par Jules César au début de sa dictature. Un autre triumvir, Lépide, fut lui aussi maître de cavalerie du dictateur perpétuel.